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Entrevue parue dans la revue Les Diplômés de l'Université de Montréal, Printemps 2017

L'entrevue ci-dessous est aussi diffusée en ligne sur le site de l'Université de Montréal, veuillez svp cliquer ICI.

LES DIPLÔMÉS : Pourquoi avez-vous écrit cet essai ?

VICTOR TEBOUL : Établi au Québec depuis plus de cinquante ans, après avoir vécu mon enfance et mon adolescence dans d’autres pays, j’ai voulu comprendre pourquoi, contrairement à la plupart des pays où les Juifs ont pris racine, la symbiose entre les Juifs du Québec et la société francophone québécoise ne s’est pas réalisée.

LD : Quelle place la communauté juive occupe-t-elle au Québec ?

VT :Cette absence de relation symbiotique avec la société francophone québécoise est assez paradoxale, car les Juifs occupent une place très importante au Québec, d’abord par leur présence plus que bicentenaire, mais aussi par leur participation active dans pratiquement tous les secteurs socio-économiques.

Je me suis donc penché sur les ouvrages d’historiens francophones et anglophones pour tenter de comprendre cette situation pour le moins singulière. J’ai découvert au cours de mes recherches que les Juifs ne partagent pas une mémoire commune avec les francophones québécois, même s’ils parviennent à faire usage de la langue française et qu’ils font partie de l’histoire du Québec. Cette mémoire est constituée, comme on le sait, d’expériences communes qui permettent de concevoir un projet collectif commun. Or, la grande majorité des Juifs, pour des raisons qui relèvent de l’histoire du Québec, se sont intégrés, comme d’autres groupes ethnoculturels, à la communauté anglophone et ont adopté sa vision fédéraliste.

LD :Quel rapport la communauté juive entretient-elle avec le nationalisme québécois ?

VT : Ayant épousé une vision fédéraliste et multiculturelle de la société, une vision dont ils sont aussi les promoteurs, les Juifs entretiennent des rapports courtois avec le mouvement souverainiste, mais qui ne sont pas dénués de tensions dès qu’un gouvernement indépendantiste détient le pouvoir à Québec.

J’examine cependant aussi dans mon essai la tendance prévalant chez les nationalistes de se percevoir comme les gardiens de la mémoire québécoise, une mémoire plutôt axée sur la défensive. Je propose à cet effet – bien humblement ! – certaines pistes, afin que le mouvement souverainiste délaisse quelque peu un discours victimaire et mette en valeur des figures ayant lutté pour l’obtention de droits universels et non seulement pour la défense du nous.    

L'entrevue ci-dessus est aussi publiée sur le site Internet de l'Université de Montréal : http://nouvelles.umontreal.ca/article/2017/06/01/les-juifs-du-quebec-in-canada-we-trust/

Pour d’autres articles parus sur ce livre, veuillez cliquer sur :  Ce qu'on dit de «Les Juifs du Québec : In Canada We Trust» dans les médias.

Pour l’entrevue diffusée à Radio-Canada International, cliquez ICI

L'entrevue reproduite ci-dessus est parue dans la revue Les Diplômés, Université de Montréal, No 432, Printemps 2017, p. 47.



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