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Mythe et images du Juif au Québec au centre d’une nouvelle étude

par Victor Teboul
Ph.D. (Université de Montréal)

Une nouvelle étude consacrée à la figure de la Juive dans la littérature québécoise fonde son analyse sur Mythe et images du Juif au Québec. Sylvie-Anne Boutin, son auteure, a présenté son mémoire en août 2012, à la Faculté des études supérieures de l’Université de Montréal(1). J’en reproduis plus bas deux extraits.

Je salue évidemment le travail de Sylvie-Anne Boutin et j’exprime le souhait qu’un jour on se penche aussi sur le contexte historique entourant la publication de cet ouvrage.

Cet essai fut publié tandis que le Parti québécois prenait le pouvoir à Québec pour la première fois et alors que je participai, en tant que militant, au mouvement qu’il représentait. Contrairement à ce que pensaient certains, c’est en tant que Québécois francophone que je publiai mon essai, afin qu’une autre vision des Juifs prévale dans les mentalités.

On trouvera d’autres références au bas de cette page sur la parution de mon ouvrage, lequel - c’est le moins qu’on puisse dire – secoua l’intelligentsia :

Jacques Ferron fut troublé si l’on tente de comprendre ce qu’il écrivit dans sa chronique au journal indépendatiiste Le Jour (à ne pas confondre avec l'hebdomadaire du même nom de Jean-Charles Harvey).

Jacques Renaud, l’auteur du Cassé et chroniqueur au Devoir, fut lui aussi ébranlé, mais nous nous liâmes d’amitié. Il fut, à mon invitation, un collaborateur régulier à la revue Jonathan que je dirigeai plus tard et un des membres de la délégation d’écrivains que j’accompagnai en Israël dans le cadre d’un voyage que j’organisai dans les années 1980.

Mais c’est le romancier Yves Thériault, auteur d’Aaron, qui fut finalement le plus serein devant un livre qui remettait en question sa propre perception des Juifs dans un ouvrage qui constituait, à l’époque, un classique de la littérature québécoise. Son esprit d’ouverture et son humilité firent, comme je l’ai déjà raconté, que nous eûmes plusieurs rencontres chaleureuses et amicales à sa résidence de Rawdon.

Voici ce qu’en dit Sylvie-Anne Boutin dans son mémoire dont on trouvera le texte intégral en suivant le lien au bas de cet article :

«Nous avons cherché à inscrire ce mémoire dans le prolongement du chapitre portant sur la figure féminine juive de l’ouvrage pionnier Mythes et images du Juif au Québec (1977) de Victor Teboul. Teboul considère la figure féminine juive comme un personnage principalement secondaire et sexuel.

«Avant et autour de la Révolution tranquille, l’intérêt pour la critique de la représentation de la communauté juive au sein de la littérature québécoise de langue française était présent dans la vie littéraire au Québec (…) mais c’est véritablement Victor Teboul qui a posé les premiers jalons du champ de recherche, en 1977, grâce à Mythe et Images du Juif au Québec, un ouvrage portant sur les discours entourant la présence du Juif dans les écrits québécois. Victor Teboul, immigré arrivé au Québec en 1963 et témoin de la Révolution tranquille, dresse une lecture exhaustive des journaux, oeuvres littéraires et correspondances du Québec. Il relève, par l’entremise d’une étude sur les discours culturels québécois, la valeur négative associée à la présence du juif. Il n’y avait eu auparavant aucun ouvrage de cette envergure consacré spécifiquement à la vision québécoise des Juifs. Victor Teboul s’attarde spécifiquement à la description des personnages.

«D’emblée, l’auteur accole aux oeuvres littéraires québécoises une recherche d’identification et un important souci de réalisme. Son analyse s’appuie sur cette perception de la littérature québécoise. L’objectif derrière son ouvrage est de présenter la relation précaire entre la culture juive et la culture québécoise. Il y décèle trois images récurrentes du Juif dans la littérature québécoise. (…) » (pp.2 et 3.)

Pour les réactions qui ont suivi la publication de Mythe et images du Juif au Québec, voir :  http://www.victorteboul.com/Article.aspx?ID=12&L=fr

De même que les articles suivants :

Jacques Renaud, La nomenclature d'une symbiose, Le Devoir, 14 janvier 1978, p. 37.

La judéité au Québec (réponse à Jacques Ferron), Le Jour (hebdomadaire), édition du 30 décembre 1977 au 5 janvier 1978, p. 4. L'article de Ferron parut fort probablement dans l'édition de la semaine précédente.

Book review leaves bitter taste (réponse à Jean Ouellette), The Montreal Star, samedi 11 février 1978. Jean Ouellette dirigeait, à l’époque, le département des études juives de l’Université de Montréal.

À la radio (AM) de Radio-Canada :

Plusieurs émissions lui furent consacrées en 1977 - 1978, notamment à « La Vie quotidienne », animée par Andréanne Lafond et Lizette Gervais, et « Aux Vingt heures », dans le cadre d’une émission sur la communauté juive, animée par Léo Kalinda.

Note : Pour consulter les autres passages dans lesquels Sylvie-Anne Boutin cite Mythe et images du Juif au Québec, veuillez inscrire mon nom dans la case recherche du document.

Référence et lien au mémoire.

(1) Analyse des figures féminines juives dans le roman québécois moderne et contemporain : L’avalée des avalés, La Québécoite et Hadassa,. Mémoire présenté en vue de l’obtention du grade Maître ès arts (M.A.) en littératures de langue française, Université de Montréal, août 2012.

Hyperlien :

https://papyrus.bib.umontreal.ca/xmlui/bitstream/handle/1866/9062/BOUTIN-PANNETON_SYLVIE-ANNE_2012_m%c3%a9moire.pdf?sequence=4



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